Posté le 04.02.2008 par doorintosummer
Photo : En suivant la route de l'Inca, on traverse la désolation des cactus
Après Cafayate, nous faisons encore une excursion à Cachi, mais le temps commence à se gâter, au retour on ne voit même pas le fond de la vallée, perdu dans le brouillard qui est en fait un nuage de pluie... Ca n'a pas l'air d'inquiéter le chauffeur du mini-bus, qui enchaîne avec entrain les traversées de rivière, les virages sans visibilité et les croisements de camions.
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Posté le 04.02.2008 par doorintosummer
Au club de gym, une dame s'échine sur une machine à pédaler, souffre visiblement de la chaleur. Sans s'arrêter, avec un geste de danseuse de Flamenco, elle sort un éventail.
Le parc automobile est un émerveillement permanent : à un tournant surgit une vieille Taunus encore en état de rouler, et me voilà 20 ans en arrière...
Aperçu à la télé une émission sur Eva Peron, « La muerte secreta de Evita » - pas besoin de traduire je crois. Un des principaux interviewés est le fils de son gynéco.
Evénement national : Diego Maradona, en visite au Royaume Uni, aurait présenté ses excuses au sujet de la « main de dieu », but assez... technique marqué en 86. L'intéressé dément immédiatement, c'est une manipulation ! Le traducteur devait être à la solde de Thatcher.
Un gros orage a éclaté alors qu'on était au restaurant ; bientôt les trottoirs se retrouvent sous 10 cm d'eau, les clients les plus proches des portes commencent à émigrer au premier étage. Dehors, un homme enlève ses chaussures pour traverser et les voit partir devant lui, emportées par le courant.
Posté le 08.02.2008 par doorintosummer
Décidément la saison est favorable aux anecdotes.
Dans la rue, j'ai croisé un couple avec leur chien. Le brave toutou était vêtu d'un maillot bleu clair et blanc, frappé du numéro 10.
Tremblez, défenseurs et gardiens de buts, voici venu le Maradog !
Puissance intégratrice de la langue espagnole. Là où trop de journalistes français parlent du "super tuesday" des primaires US, la presse ici parle du "Supermartes".
Fait divers : Des malfaiteurs attaquent une fabrique d'alfajores de la marque Jorgito ! Décidément, les gens de respectent rien. Comme il n'y avait pas de tiroir-caisse à dévaliser, les gars sont repartis avec quelques caisses de produit. Vont-ils essayer de les placer chez un receleur ?
Dans une librairie, à côté de la collection Lovecraft, je tombe sur un exemplaire en espagnol du "Necronomicon". Il y a même une dédicace à Cthulu au début. Un instant je suis tenté de l'acheter pour mettre sa réputation à l'épreuve - ne dit-on pas que celui qui le lit devient fou ? Finalement je renonce,et je quitte la librairie avec l'impression d'être dans une nouvelle de Borges, ou de HPL.
C'est sûr, bientôt j'apprendrai que cette édition du Necronomicon n'a jamais été imprimée, d'ailleurs la librairie est fermée depuis des années...
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
Après les amis, c'est ma famille (parents et grand frère) qui est venue me rendre une petite visite. On en a profité pour aller visiter quelques endroits que je ne connaissais pas encore, mais rien de spectaculaire...
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
...on arrive en vue des chutes d'Iguazu, côté brésilien. Il fait frais ce jour-là, pas plus de 35°C.
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
Comme nous sommes observateurs, nous remarquons assez vite que l'air est saturé d'humidité.
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
Le lendemain on y retourne côté argentin. Quelqu'un qui avait le goût de la formule a dit : « L'Argentine fournit les chutes, et le Brésil les vues », pour suggérer que si les chutes sont d'un côté de la frontière, on les voit mieux de l'autre.
N'en croyez rien !
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
Une petite promenade sur pilotis nous permet de nous approcher de...
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
... « La gorge du diable » : un nom qui, à défaut d'être original, est bien porté.
Ici l'eau tombe en arc de cercle, d'une hauteur de 70 m. On ne voit pas le fond à cause du nuage d'humidité. Impossible de faire tout tenir sur une photo, à moins d'être en hélico ; et surtout, impossible de traduire en mots l'impression stupéfiante que produit ce spectacle.
Je me cite : « Jamais vu un truc pareil ! »
J'ai une petite video à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=QlW_u3Rv83c
Il paraît que des milliers de martinets nichent derrière ces chutes, on a du mal à imaginer comment ils font pour rentrer à la maison tous les soirs. J'ai plus de respect pour les martinets maintenant.
Mais il y a plus à voir, ce n'est pas pour rien que « chutes » est au pluriel.
Posté le 04.03.2008 par doorintosummer
Pour ceux qui ont vu le film, il me semble que dans les scènes du début on voit des panoramas de ce genre. La balade du côté argentin dévoile progressivement un point de vue sur toutes les chutes situées de l'autre côté de la Garganta del Diablo, disposées en amphitéâtre. Là encore, le vocabulaire touche ses limites, ainsi que les appareils photo.