Posté le 14.04.2008 par doorintosummer
Quand le ciel se dégage, le panorama est assez plaisant. Mais on ne le voit pas souvent.
En fin d'excursion, nous avons fait une petite bataille de boules de neige avec nos camarades argentins.
--
Posté le 14.04.2008 par doorintosummer
Posté le 14.04.2008 par doorintosummer
Avant de devenir définitivement timbrés, ou de faire une indigestion d'agneau de Patagonie, nous rentrons à Buenos Aires en rapace.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Photo : à cheval sur deux époques
Buenos Aires me fait parfois l'effet d'une zone d'études géologiques : les couches sédimentaires de différentes périodes apparaissent un peu partout, les fossiles affleurent comme à marée basse. On trouve des maisons anciennes entre des cubes de béton, parfois le reflux du macadam laisse apparaître des pavés, et même des tronçons de voies ferrées échouées loin de leurs trains.
Tous les fossiles ne sont pas authentiques, dans certains quartiers on sent nettement l'effort de reconstitution. Mais ils font partie d'un grand jeu de piste grâce auquel on peut essayer de se représenter ce qu'a été Buenos Aires autrefois, en visitant des musées, en se baladant dans les vieux cafés et les restaus de quartier, dans des chansons, en toile de fonds dans des nouvelles de Borges. Ces indices nous proposent d'imaginer sa « ville qui se perd dans une plaine », un port où la culture rurale de la pampa rencontrait les immigrants arrivés d'Europe.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Photo : Caminito (La Boca), le plus cliché des quartiers de BsAs
Bien sûr, Buenos Aires évoque les stéréotypes du tango, des fanatiques de foot, l'architecture 1900 et de steaks savoureux. Il arrive qu'on parle aussi de la relative froideur des habitants.
Et bien sûr, ce sont des clichés réducteurs, parfois très éloignés de la réalité. Voici à peu près ce que j'en sais aujourd'hui.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
On ne vous a pas menti, ici c'est le déchaînement. Même un ignare dans mon genre ne pouvait pas passer à côté des actualités des grands clubs de la capitale, elles prennent plus de temps aux infos que la politique. On peut toujours trouver une chaîne qui passe un match, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Comme disait Alain chaque matin en émergeant :
« Chouette, il y a du foot à la télé ! »
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Photo : à côté de chez moi
Buenos Aires, la Paris du Sud ?
Heureusement non ! Je n'ai pas fait tous ces kilomètres (en bateau de surcroît) pour me retrouver sur les Champs-Elysées...
Certains quartiers (Retiro, Recoleta) peuvent évoquer Paris, mais il vaut mieux éviter les amalgames abusifs. Buenos Aires a beaucoup emprunté aux styles européens, français mais aussi italien voire espagnol ; cependant le mélange qui en résulte, avec la patine du temps, est propre à la ville.
Parfois les façades de pierre sont impeccables ; parfois aussi, les portes d'entrées s'ouvrent sur des escaliers monumentaux, mais les murs sont noirs, les vitres cassées, des plantes s'enracinent dans les frontons en pierre.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Photo : bife de lomo saignant
Oui, il y en a, et de la sacrément bonne ! Ceux qui sont venus me rendre visite pourront le confirmer.
Cela dit, il ne faut pas sous-estimer l'importance de l'apport italien à la cuisine d'ici, on trouve énormément de restaurants qui offrent des pizzas ou des pâtes maison. De ce point de vue l'Argentine a élaboré ses propres spécialités italiennes.
Et comment passer sous silence les empanadas, à la popularité immense ? Chaussons fourrés à la viande hachée, au poulet, au jambon/fromage, qui se réchauffent en un tournemain... Et d'autant plus savoureuses qu'elles ne coûtent vraiment pas cher.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Photo : milonga en plein air, à San Telmo
Dans les guides touristiques, on parle d'une renaissance du tango en Argentine (et particulièrement à Buenos Aires). Ici, la plupart des gens m'ont dit que c'est un phénomène touristique : depuis la dévaluation de 2001 les étrangers viennent en grand nombre, et puisqu'ils veulent du tango, on leur en donne... Et c'est vrai que les spectacles plus ou moins authentiques fleurissent partout.
Pourtant dans les cours de tango et les milongas, j'ai observé une forte proportion de jeunes argentins, ce qui me fait penser que, même si c'est le fait d'une petite frange de la population, le tango est une pratique culturelle vivante.
Question musique, apparemment, ici on écoute plutôt du « rock nacional », des groupes de reggae locaux, ou des variantes de Cumbia qui parlent de la vie dans les quartiers pauvres.
Côté danse, la salsa reste un classique, mais le folklore (chamamé, chacarita...) est loin d'avoir disparu.
Posté le 21.04.2008 par doorintosummer
Certains ont peut-être entendu des bruits qui disent que les argentins, et les porteños en particulier, seraient moins chaleureux que leurs voisins.
D'après mon expérience personnelle, il n'en est rien. Ce sont sûrement des rumeurs propagées par des chiliens !
J'ai vu des argentins de toutes sortes, mais dans l'ensemble je les ai trouvés plutôt bruyants, rigolards, bordéliques dans les lieux publics, et souvent capables de s'amuser comme des gamins sans complexes. Au risque de tomber dans un autre cliché sur les latins, ils aiment le contact physique et lient facilement conversation. J'ai rencontré énormément de chaleur humaine et de cordialité durant mon séjour.