Posté le 06.11.2007 par doorintosummer
Dans une vieille histoire de SF écrite par Robert A. Heinlein, un personnage important était un chat nommé Pete. En hiver, ce chat s'arrêtait à chaque porte de la maison de son maître ; quand on lui ouvrait, il tombait en arrêt devant le ciel gris et le sol enneigé, et refusait de sortir... puis il se rendait à la porte suivante. Pete était persuadé qu'il finirait par trouver la bonne, celle derrière laquelle le soleil brille.
Le roman s'appelait "Une porte sur l'été", "The door into summer" en VO. Il racontait comment, par un judicieux voyage dans le temps, le maître de Pete échappait à ses associés qui l'avaient trahi et ruiné, et se construisait une vie meilleure dans l'avenir.
C'est en pensant à Pete que je vous parle de ce livre. Comme lui, je vais chercher ailleurs le soleil, mais je crois que ma méthode est plus efficace.
Je pars donc, mais je laisse derrière moi un objet brillant, doux au toucher, qui tinte quand on le secoue, et qui répand des arômes de chocolat chaud... Bon sang, mais c'est bien sûr ! Un blog !
Rassurez-vous, ce ne sera pas une chronique en temps réel de mes faits et gestes, ni un guide touristique en ligne – d'autres l'ont déjà très bien fait. Je me contenterai de vous donner de mes nouvelles de temps à autre, avec des photos.
Et si tout se passe bien, la fenêtre de ce blog deviendra peut-être une porte sur l'été pour vous aussi.
Mais pour l'instant, je dois embarquer sur mon porte-conteneurs. On dit qu'il est fameux et beau comme un oiseau (hisse-et-ho), mais j'attends de voir. Prochaines communications quand il sera arrivé à bon port !
A bientôt,
Olivier
Posté le 07.11.2007 par doorintosummer
Pour commencer il m'a fallu rejoindre le port de Fos sur Mer. Sur la photo, vous pouvez admirer la gare de Port de Bouc où je suis descendu en venant de Marseille.
=> Si vous n'êtes pas amateurs du Seigneur des Anneaux, sautez le passage qui suit :
J'ai bien dit Port de Bouc ? Hmm, mais alors, le Bac de Châteaubouc ne doit pas être loin ? Je n'ai aperçu aucun Cavalier Noir, mais certains automobilistes avaient une drôle d'allure. Il y a encore loin jusqu'au Poney Fringant, sur ces routes solitaires...
=> Vous pouvez reprendre ici :
J'y ai attendu un petit quart d'heure en écoutant le mistral siffler dans les arbres et faire tourbillonner les feuilles mortes. Finalement le gars de l'hôtel est arrivé dans son break et m'a emmené au « Loup d'Argent ». (Pas de trace de poney)
Fos sur Mer est, m'a-t-on dit, une station balnéaire très animée en été, avec une fréquentation surtout locale. J'y ai passé la journée, car mon bateau a un peu de retard. Pour ce que j'en ai vu, il y a surtout des restaurants fermés, des parkings déserts et un port de plaisance vraiment très tranquille. On doit être hors saison.
Le spectacle est assuré par les cargos qui passent à l'horizon, les flammes des torchères et le passage occasionnel d'avions de chasse.
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
8 novembre
L'équipage du CSAV Panamby est Ukraino-Philippin. Les ukrainiens sont officiers et ingénieurs, ils sont souvent barbus. Parmi eux on compte en fait une majorité de russes. Les philippins occupent toutes les autres fonctions, plus un ingénieur et un officier ; ils ont tout le temps l'air de rigoler. Au total il y a 21 marins.
Je prends mes repas dans le mess des officiers. On y parle surtout russe, car les officiers philippins mangent avec leurs compatriotes. Les chaises sont un peu basses, ce qui donne l'impression d'être trop petit quand on est à table, comme des enfants dans du mobilier d'adultes. Sous chaque chaise il y a une petite chaîne qui sert à l'arrimer au sol. J'imaginais un lieu de vie, ce n'est pas tout à fait le cas, les officiers prennent leurs repas en ordre dispersé.
Je suis le seul passager sur le bateau ; à chaque fois que je rencontre un nouveau membre d'équipage, je me présente en disant « I am the passenger », Iggy Pop serait fier de moi. Ils en ont déjà eu un quelques mois auparavant, et comme me l'a dit le rouquin ingénieur en chef, « Nous sommes prêts à faire face à tout imprévu ». Je suppose que c'est plutôt valorisant d'incarner l'imprévu à bord d'un porte-conteneurs de 41 000 tonnes.
J'ai visité les salles de loisirs ; il y a une télé avec des vidéos en russe et en espagnol, des livres en allemand et en russe, deux machines de muscu/cardio, une table de ping-pong et une guitare. Derrière une porte anodine, une petite piscine. J'ai compris ! Ce navire est en fait une machine à transformer les hommes. On y fait entrer de simples quidams, et il en ressort des athlètes complets, artistes et intellectuels accomplis, à l'image de l'équipage.
J'ai embarqué hier soir mais nous ne sommes partis que cet après-midi. Ca m'a laissé du temps pour regarder les portiques de manutention qui chargent et déchargent les conteneurs, façon Lego avec des grues géantes. Personnellement je trouve ça intéressant, mais je ne suis pas sûr que tout le monde me suive sur ce terrain.
La Méditerranée devient violette sous la lumière descendante du soleil. C'est sans doute pour cela que dans l'Odyssée, Homère l'appelle la mer vineuse (en grec).
Ce soir après le repas, le barbu second m'a proposé d'aller sur la passerelle, il m'a montré les instruments, les écrans radar, tout le toutim. Chouette panorama. L'obscurité arrive, me permettant de placer la réplique de la journée :
« Je vois un feu droit devant, c'est pas un navire de pêche ? »
« Non, c'est notre feu avant, il est à 170 mètres de nous. » Gros rire slave du second. Hum.
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
9 novembre
Aujourd'hui, arrêt à Valence (Esp). Je visite la ville - saviez vous que ce sacré Graal est conservé dans la cathédrale ? C'est ce que dit l'office du tourisme. J'en profite pour me remplir l'estomac de jambon ibérique, on ne sait pas de quoi demain sera fait.
Je ne suis pas passé une seule fois par un vrai contrôle de sécurité depuis le début. L'équipage applique une politique basée sur l'honneur et la décontraction. Ainsi à mon arrivée sur le cargo, l'officier philippin qui me recevait a demandé en rigolant :
« No bombs, no weapons? »
Heureusement, j'ai répondu comme il fallait.
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
10 novembre.
Visite du bateau en compagnie du 3e officier (le philippin). Joven m'explique que ses compatriotes sont très accueillants. Comparaison implicite ? C'est vrai qu'à part le rouquin tonitruant, les russes & ukrainiens sont plutôt froids.
Essai de la machine de cardio-training. Je n'en avais jamais fait, et je trouve ça désespérément chiant, même avec vue sur la Méditerranée en face et sur un conteneur à ma gauche.
Vers 20h on passe le détroit de Gibraltar. La nuit est tombée, la passerelle est plongée dans le noir car les officiers scrutent les environs à la jumelle. Les écrans radar montrent qu'il y a un paquet de monde sur l'eau. On passe le gros rocher à petite allure, et je réalise que pour les pilotes, cet endroit doit être l'équivalent de la place de la concorde aux heures de pointe. Pour le touriste, le paysage se résume aux lumières de Gibraltar d'un côté et Tanger de l'autre, avec au milieu l'obscurité où nous nous dirigeons.
12 Novembre
Après le déjeuner je suis allé prendre le soleil sur la passerelle, muni d'une chaise longue et d'un bouquin. A l'horizon, la mer de tous les côtés. Malgré le vent de la course, des petites bouffées de gasoil me rappellent de temps à autre que les cheminées ne sont pas loin derrière. A part ça, c'est parfait.
Ma lecture du moment : «Ulysse », de James Joyce. Sur le coup, ça paraissait une bonne idée pour un voyage en bateau. Le début a été difficile, mais ça s'arrange ; heureusement, car le bouquin fait 1156 pages.
Le saviez-vous ? En Tagalog (la langue des Philippines pour ceux qui n'auraient pas suivi), « Bonjour » se dit « Magandang Umaga ».
14 Novembre
On en est au deuxième changement d'heure. Je commence à comprendre pourquoi la plupart des membres de l'équipage ne portent pas de montre. Tous les systèmes de bord sont mis à jour de façon centralisée ainsi que toutes les pendules, qui parcourent une heure à contresens : « vous venez d'entrer dans la 4e dimension ».
15 novembre
Joven m'a dit : aujourd'hui, c'est piscine. Après un passage dans la salle technique pour mettre en marche la pompe, on va au local, il ouvre une vanne – tout a un gros look industriel ici, grosses manettes, gros tuyaux, traces de rouille sur les barres en métal – et le bassin se remplit.
C'est pas le format olympique, plutôt 3*4m, et on a pied partout, mais il est plein de l'eau de mer à 28° qu'on puise près de l'équateur (passage prévu ce soir 20:00), on y barbote tout en échangeant des anecdotes et en se sifflant une bouteille de vin espagnol.
Au passage de l'équateur, rien de spécial à signaler, apparemment les rites ne s'appliquent pas aux passagers. L'autre jour Joven m'a montré des photos de « cérémonies » qu'ils ont faites il y a quelque temps pour le fils du capitaine ; les philippins déguisés en Neptune et Proserpine, ça en jette.
J'ai pris rendez-vous avec le rouquin tonitruant pour visiter la salle des machines demain matin. Il faut que je mette des chaussures fermées, il y aura d'abord un briefing sécurité pour ne pas que je me fasse aspirer par les compresseurs, ensuite je mettrai une combi spatiale et un casque anti-bruit, tout un bazar.
J'en parle au second barbu le soir sur la passerelle :
« Ho Ho Ho (gros rire slave), tout ça c'est de la flûte, tu peux y aller en tongs. »
Dans le doute, je vais quand même faire ce que me dit le rouquin moustachu.
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
16 novembre
Quelques chiffres sur la salle des machines : le diesel principal a 7 cylindres, fait 20 m de hauteur, et il consomme près de 100 tonnes de fuel par jour pour faire avancer le bateau à 21 noeuds (environ 38 km/h).
Il fait très chaud, fortes odeurs de solvants, huiles lourdes.
Il y a visiblement deux clans dans les équipes d'officiers : ceux du dessus (la passerelle), et ceux du dessous (la salle des machines). Voici une reconstitution de dialogue qui a pratiquement, euh, qui aurait pu avoir lieu entre le second S et le rouquin R :
S : Pourquoi visiter la salle des machines ? C'est sur la passerelle que tout se passe.
R : Tu parles, il y a juste trois écrans et deux cartes, en fait tout le matos est en bas, les gros moteurs, l'électronique, les contrôles... C'est beaucoup plus complexe que sur la passerelle.
S : Complexe pour toi, en fait il suffit de connaître le bouton marche/arrêt.
R : Ca c'est bien une simplification de navigateur, nous les ingénieurs on ne tolère pas l'à-peu-près.
S : Ouais, enfin quand je mets les manettes sur « full ahead », le moteur suit, c'est ça les priorités sur le bateau.
R : Mécréant !
Depuis hier soir la houle s'est renforcée, les tiroirs mal bouclés s'ouvrent et se ferment en cadence. Note pour les pratiquants de kung fu yi quan : Laurent, je ne sais pas si tu as déjà fait de la posture en bateau, sensations assurées.
La navire a été construit à Shanghai, immatriculé à Chypre, le moteur est fait par Hyundaï, la compagnie est allemande, l'équipage ukraino-russo-philippin, et la ligne sert principalement à transporter des fruits et viandes des antipodes vers les marchés et les daily monops parisiens... Exaltation, je traverse l'Atlantique porté par la mondialisation commerçante ! Et un bon paquet d'euros payés de ma poche.
17 novembre
Les philippins ont un coté familial : quand certains font quelque chose, il y en a un nombre équivalent qui glandent à côté et leur font la conversation.
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
19 novembre
Au réveil, c'est l'entrée dans la baie. Il y a tout ce qu'on s'attend à y trouver : pain de sucre, Cristo Redentor, hauteurs verdoyantes et plages immenses, etc.
Je remarque une abondance d'oiseaux de toutes les couleurs : noirs, blancs, noirs et blancs... A mesure qu'on s'approche ils se multiplient, escadrilles rasant les vagues, canards en V, hybrides de mouette et d'hirondelle en nuages acrobatiques, échassiers faisant le pied de grue sur les berges. Je pense à certaines images de « La Source et la Sonde », pour ceux qui aiment les BD de Bourgeon.
Le paysage mythique défile, mais nous, on va dans le coin un peu crado là-bas, avec les énormes portiques en métal. Hé hé.
Aujourd'hui le timing est serré : le capitaine veut que je sois revenu vers 14:00. Une fois les formalités accomplies, l'agent du port me laisse à la sortie de la zone portuaire avec de vagues indications, et je sens déjà que le retour va être sportif.
NB : Dans les formalités de cargo est incluse la remise de 10 cartouches de Marlboro, qui sont redistribuées par l'agent aux diverses autorités du port. Coutume brésilienne.
Un coup de taxi, un peu de train à touristes, et me voici en haut du Corcovado, aux pieds sandalés du Christ Rédempteur qui protège Rio de Janeiro depuis 1931. Je profite de la vue (***), prends des photos, bois un jus tropical inconnu... Il est déjà 12:45 ! Je fais le chemin inverse, en une heure je suis à l'entrée du port. Il en faudra une autre pour arriver au bateau, quatre fois plus longtemps qu'à l'aller. Je passe une barrière bureaucratique, prends un bus, reviens sur mes pas car le fourbe conducteur m'a mal renseigné, passe une autre barrière encore plus bureaucratique, où on répète un truc ressemblant à « passajoão » avec perplexité, et on regarde mon passeport comme s'il était délivré par la République Esotérique de Mars. Un dernier slalom entre les containers et j'y suis.
Finalement le chargement a pris du retard, comme prévu, et on lève l'ancre à 18:30. J'ai appris un nouveau sigle : BMT – Brazilian Maybe Time.
Les cargos n'attendent pas leurs passagers, si je l'avais raté, j'aurais dû me débrouiller pour aller le retrouver à Santos (port de Sao Paulo) le lendemain matin. Bofbof.
Je n'ai pas pu flâner sur Copacabana, fredonner un air de bossa à Ipanema ni faire mes dévotions au temple du foot de Maracana, mais je ne regrette rien car hier, le second m'a tout expliqué :
« De toute façon, les villes du nouveau monde c'est moins intéressant que l'Europe, il n'y a pas assez d'histoire. Rio par exemple : tu montes au Corcovado, tu bois une Caïpirinha et hop, c'est plié ! »
Posté le 24.11.2007 par doorintosummer
21 novembre
Après de nouvelles illustrations du principe BMT, nous quittons Santos dans la matinée. Cap sur Buenos Aires !
En passant sur le pont, je remarque que l'unité réfrigérante d'un conteneur a été laissée ouverte, les fils et les circuits électriques sont exposées à l'air marin et à l'eau. J'en touche un mot au flamboyant ingénieur en chef, qui se tape le front en signe international de consternation.
Ma présence d'esprit a été fort appréciée, et la compagnie a tenu à me manifester sa gratitude. C'était une cérémonie intime, en présence du capitaine, de l'archevêque de Hambourg, du nonce du pape et du conseil d'administration de la Thomas Schulte Reederei GmbH, ainsi que 257 matelots en béret et vareuse et plusieurs milliers de fellahs. Dans la dignité, et avec une émotion contenue, j'ai été décoré par Poseidon lui-même du Grand Trident des Passagers de Cargo, ainsi que du Golden Container de la Mondialisation (Alan Greenspan s'était fait excuser), et un prêtre inca m'a remis le Condor Sud-Américain de la Perspicacité Maritime au nom du dieu-soleil, qui assistait par vidéo-conférence.
Où en étais-je ? Ah oui, après je suis allé installer ma chaise longue à la proue, là où le vent souffle un peu moins fort, et où le soleil tape dur.
Après une longue période d'observation, je peux enfin livrer au monde mes conclusions sur la population slave de ce navire. D'un point de vue ornithologique on peut la séparer en deux groupes :
Le premier est constitué des officier « supérieurs » : capitaine, second, ingénieur en chef roux. Ils sont expansifs, prospères, ont un rire de baryton caractéristique, et pratiquent volontiers l'anglais même si je ne comprends pas tout. Ce sont les individus dominants de la tribu.
Le deuxième est constitué des officiers « inférieurs », ou dominés : 2e officier, 2e ingénieur, électricien. Efflanqués, introvertis, ils n'ont pas confiance dans leur anglais et communiquent peu. Par solidarité, ils prennent leurs repas à la même table.
Je n'ai pas eu la chance d'assister à la mue par laquelle un officier inférieur devient supérieur : apparition de galons, bedaine, crête et plumage chamarré.
Je me fais expliquer par le second les sociétés dont les noms se mélangent sur les papiers officiels. Le montage d'un cargo est généralement le suivant : le propriétaire le fait construire et enregistrer, sous-traite la maintenance & le contrôle technique à une société de Ship Management, sous-traite le recrutement et la gestion de l'équipage à une société de Crewing (désolé, l'explication était en anglais). Puis il va sur le marché se trouver un Charterer qui s'occupera de définir l'itinéraire et de remplir le bateau, tout en le renommant au passage.
Le second n'a pas été impressionné par les compétences de la société de ship mgt, il soupçonne que les propriétaires ne sont pas des gens très sérieux, sans doute enrichis dans le trafic de drogue : ils ont fait construire 23 bateaux en peu de temps. Je reste sceptique.
En soirée, discussion sur la passerelle au clair de lune avec un homme d'équipage philippin. Visiblement il n'apprécie pas la manière dont les officiers russes et ukrainiens les traitent. « Bâââh », pour reprendre ses propres mots. Il parle d'un accident arrivé à un collègue : trop de travail, pas assez de sommeil.
Mais heureusement, le capitaine actuel termine bientôt son contrat, et il sera remplacé par un polonais ! Visiblement l'équipage le connaît déjà. Les philippins l'attendent avec impatience, les russes avec fatalisme.
23 novembre
C'est avec un certain mal de crâne, suite à fraternisation arrosée avec le cuistot et ses copains, que je regarde défiler ce matin les eaux boueuses du rio de la plata.
Voici venue l'heure des bilans.
Est-ce que j'ai aimé le cargo ?
Oui ! On voit du pays sous un angle inhabituel, on n'est pas entouré d'autres touristes, on vit de l'intérieur la mondialisation commerçante, l'équipage est aux petits soins, il y a de la cachaça, on a le temps de se poser (ah oui, ça c'est sûr). Sans compter le charme du gros look industriel, qu'il ne faut pas sous-estimer. Après cette expérience, difficile de voir passer un navire de croisière sans penser avec mépris : « Bande de tapettes ! »
Que du bonheur.
Est-ce que je recommande à mes amis ?
En principe oui, mais au-delà des problème de coût et de temps, il y a quelques questions à se poser :
- Tu as besoin d'activités variées, de sorties fréquentes, d'être connecté(e) en permanence à un réseau d'amis ?
- Tu es sujet(te) mal de mer ?
Si la réponse à l'une de ces questions est oui, alors fais gaffe.
Maintenant je peux vous le dire, ce qui m'a le plus manqué, c'est le chocolat. Ils n'avaient en stock qu'une maigre tablette, elle n'a pas eu sa chance.
Posté le 29.11.2007 par doorintosummer
Certains m'ont demandé à quoi ressemblait la cabine... là voilà.
Elle est au format officier, celles des hommes d'équipage y ressemblent mais sont plus petites.
Posté le 29.11.2007 par doorintosummer
Les écrans de contrôle sur la passerelle. La manette des gaz est sur "full ahead", elle y reste la plupart du temps quand on est en mer.